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Les modifications apportées lors du Conseil d’administration le 17 juin 2008 au projet de réforme des concours d’accès à l’Ecole Nationale de la Magistrature

Le Conseil d’administration a adopté le projet de réforme des concours d’accès à l’Ecole Nationale de la Magistrature en y apportant les améliorations suivantes :
 

Un rééquilibrage des coefficients des épreuves

Les coefficients des épreuves d’admission ont été renforcés en transférant l’épreuve sur document (ancienne note de synthèse) des épreuves d’admissibilité vers les épreuves d’admission et en portant son coefficient à 4 au lieu de 2 compte tenu de l’importance de cette épreuve pour évaluer les capacités du candidat à analyser et synthétiser une situation.

Les coefficients de l’épreuve de mise en situation et d’entretien avec le jury et de l’épreuve de langue (anglais) ont été diminués avec l’objectif de ne pas trop accentuer leur importance :
Le coefficient de l’épreuve de mise en situation et d’entretien passera de 8 à 6,
Le coefficient de l’épreuve de langue passera de 4 à 3.

Enfin dans l’intérêt des candidats maîtrisant à titre principal une autre langue que l’anglais, le coefficient de l’épreuve optionnelle de langue a été porté à 2 au lieu de 1.
 

Le renforcement du caractère contradictoire des tests de personnalité

En s’inspirant des mesures récemment mises en place pour l’accès au Centre d’études judiciaires du Portugal, le résultat des tests de personnalité et d’aptitude sera discuté au cours d’un entretien avec un psychologue avec une possibilité pour le candidat ou le jury de demander un second entretien.

En outre, pour apporter une trajectoire institutionnelle à ces tests et alors qu’il s’agit de repérer les aptitudes à développer les compétences fondamentales attendues d’un magistrat, l’entretien sera conduit par un psychologue et un magistrat.

Contrairement cependant au système mis en place au Portugal, et pour conserver aux tests de personnalité le statut d’un simple d’outil à la disposition du jury, si le résultat du deuxième entretien demeure négatif, le jury restera souverain et pourra toujours déclarer apte le candidat.


La direction de l’Ecole Nationale de la Magistrature, notamment au travers des groupes de travail et du comité de pilotage, travaille désormais à la mise en œuvre des modifications apportées.