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Quels tests de personnalité ?

Les compétences fondamentales du métier de magistrat constitueront la trame de l’évolution de l’Ecole dans ses différentes composantes :

 A l’admission, une épreuve collective de mise en situation et d’entretien avec le jury permettra de porter un regard plus poussé qu’auparavant sur la dimension humaine du candidat. Au moment de sa délibération sur la note à attribuer le jury disposera comme élément d’information complémentaire du résultat des tests d’aptitudes et de personnalité passés par le candidat admissible. Un psychologue qualifié fournira au jury une analyse cohérente du résultat des tests à la suite d’un entretien avec le candidat auquel participera également un magistrat.

 Ces tests de personnalités et d’aptitude d’une durée maximale de trois heures comporteront deux types de tests .

 Le premier test sera construit à partir d’outils validés internationalement et utilisés dans les concours de nombreuses grandes écoles et dans les écoles de la magistrature d’autres pays. Il intégrera une approche de la personnalité appréciant les grandes tendances de celle-ci (sur la base du test NEO PI R) et une approche des grandes tendances pathologiques (test PNP).

 Le second test sera basé sur deux épreuves classiques d’appréciation des aptitudes à la compréhension. Il étudiera les capacités de compréhension verbale (épreuve de syllogisme et de choix de signification d’un énoncé) et les aptitudes à passer rapidement d’un mode de raisonnement à un autre (Les tests TAEI et BV17 fourniront la base de l’évaluation)

 Ces deux épreuves sont destinées à fournir au jury des éléments supplémentaires d’appréciation sur l’aptitude à développer les compétences fondamentales attendues d’un futur magistrat, autres que celles faisant appel à des connaissances (en particulier d’ordre juridique). Il ne constitue pas une épreuve, mais un outil à la disposition du jury qui décidera souverainement de la place qu’il souhaite lui accorder dans ses délibérations.