Nicolas Laczny, major du 3e concours d’accès
Publié le 07 février 2017

Nicolas Laczny, 34 ans, a été reçu major au 3e concours d’accès à l’École nationale de la magistrature, réservé aux salariés du secteur privé ayant au moins 8 ans d’expérience. Il revient sur son parcours et sur cette réussite. Rencontre.
Quel a été votre parcours professionnel avant de passer le concours de l’ENM ?
« Après deux années de classe préparatoire scientifique, j’ai intégré une école d’ingénieurs. J’ai ensuite travaillé pendant dix ans pour des banques d’investissement à Londres puis à New York. En 2011, en parallèle de mon activité, j’ai commencé une première année de droit, grâce au Centre audiovisuel d'études juridiques, ce qui m’a permis d’obtenir une maîtrise de droit privé en 2015. Il s’agissait au départ d’un projet mu par la curiosité intellectuelle, avant de devenir plus tard un moyen de me réorienter professionnellement. »
Justement, pourquoi avoir choisi de vous réorienter dans la magistrature ?
« Je me suis découvert sur le tard une passion pour le droit. Dans le même temps, je voulais rentrer en France et servir mon pays. J’avais l’impression, d’une part, d’avoir fait le tour du métier qui était le mien et je voulais, d’autre part, me tourner vers une activité qui soit orientée vers l’intérêt général, au service de l’État. Si cette dernière pouvait en plus me faire pratiquer le droit de manière quotidienne, j’étais décidé à changer radicalement de profession. C’est en rencontrant des magistrats que je me suis rendu compte que la magistrature me permettrait d’allier droit et service public, grâce à une fonction profondément humaine, un aspect qui faisait défaut jusqu’alors dans ma vie professionnelle. »
Comment avez-vous préparé le concours ?
« J’ai voulu me consacrer à temps plein à la préparation du concours. J’ai donc suivi les cours à l’université Panthéon-Sorbonne dans le cadre du diplôme universitaire « Études et pratiques judiciaires » puis ceux d’une préparation privée en parallèle. Je suis très content des résultats obtenus au concours et j’ai hâte de commencer la formation. »
Quels conseils donneriez-vous aux candidats qui passeront les épreuves ?

« Je recommande le pragmatisme. Quand on prépare ce concours difficile, on reçoit beaucoup de conseils. Il faut alors choisir ce qui convient le mieux à sa propre situation. Changer radicalement de méthode de travail, l’année d’un concours, peut être très perturbant. Bien sûr, si les notes ne montent pas au cours de la préparation, il faut repenser sa méthode de travail mais je crois que c’est important de suivre son rythme.
Enfin, en toute circonstance, il est important de rester optimiste. Le concours est très étalé dans le temps et le programme vaste. Garder confiance en soi est une des clés de la réussite.
»

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