Regroupement des trois classes préparatoires « égalité des chances »
Publié le 13 avril 2015

Les 45 élèves des trois classes préparatoires « égalité des chances » de l'ENM (Bordeaux, Douai et Paris) étaient réunis à l'ENM Bordeaux mercredi 9 avril dernier. Objectif de ce regroupement : remobiliser les étudiants à moins de deux mois des épreuves d'admissibilité au 1er concours d'accès, prévues du 1er au 5 juin 2015.
Après une visite des locaux bordelais de l'ENM, le directeur de l'Ecole, Xavier Ronsin, s'est longuement adressé aux élèves des trois classes préparatoires (CP). Il s'est employé à les rassurer et a répondu à leurs interrogations. « Vous avez toutes les clés en main pour réussir. Vous travaillez en petit groupe et bénéficiez d'un accompagnement privilégié par vos professeurs, notamment en culture générale », a-t-il souligné.
« Cette journée à l'ENM Bordeaux a été un tournant », se souvient Aurélie Fraisse, 26 ans, auditrice de justice de la promotion 2015, issue de la CP de Paris. « A cette période de l'année, nous étions un peu découragés face à la masse de travail à fournir pour le concours. Visiter l'Ecole et entendre le discours d'encouragement de la direction à ce moment-là nous a vraiment remotivés », ajoute-t-elle. « Cette journée est effectivement très importante pour nos élèves, surtout ceux de Paris et Douai, car ils s'approprient l'Ecole. C'est une source de motivation très importante pour eux », ajoute Frédéric Debove, coordonnateur de la CP de Paris.
Avec en moyenne une quinzaine d'admis au 1er concours chaque année, le dispositif rime avec réussite depuis la création de la première CP en 2008.
Deux étudiantes de Nouvelle-Calédonie
Diversifier l'origine sociale des auditeurs de justice et, par conséquent, du corps de la magistrature, est l'objectif visé par les CP. L'ENM souhaite notamment favoriser une meilleure représentation des populations ultramarines. Pour la première fois cette année, deux étudiantes originaires de Nouvelle-Calédonie figurent ainsi parmi les effectifs des CP, grâce à un partenariat signé entre l'ENM et le Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie. « Les populations d'outre-mer ne doivent pas s'interdire de passer les concours de l'ENM et les classes préparatoires doivent les y encourager. L'exercice des fonctions de magistrat n'est pas réservé aux français de la métropole », rappelle Xavier Ronsin.
Une sélection sur plusieurs critères
« Nos classes préparatoires s'adressent aux étudiants issus des milieux populaire et intermédiaire », précise le directeur de l'ENM. « La promotion 2015 compte ainsi des enfants d'employés, d'agriculteurs, d'ouvriers, de commerçants... », énumère-t-il. La sélection des candidats s'effectue sur la base de plusieurs critères : au-delà des conditions de diplôme (bac +4), la commission de recrutement étudie les ressources financières du foyer, les résultats des études antérieures, l'origine géographique et la motivation. Les élèves admis peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d'une bourse sur critères sociaux.