Devenir magistrat : comment préparer le 1er concours de l’ENM ?
Publié le 13 février 2017

Alors que les inscriptions aux trois concours d’accès à l’École nationale de la magistrature sont ouvertes jusqu’au 17 février 2017, deux auditrices de justice de la promotion 2016, Camille Bories et Claudia Saim, expliquent comment elles ont préparé le 1er concours après leurs études de droit. Témoignages.

Camille Bories, 26 ans, titulaire d’un Master 2 mention « Droit des affaires » de la faculté d’Aix-Marseille, a fait de nombreux stages durant son cursus universitaire. « Je me suis rapidement sentie à l’aise et utile dans un tribunal. Par ailleurs, les enjeux auxquels se confrontent quotidiennement les magistrats m’ont donné envie d’exercer ce métier », se souvient-elle.

Diplômée d’un Master 2 « Droit des affaires et fiscalité » obtenu à l’université d’Aix-Marseille, Claudia Saim a pour sa part effectué un contrat d’apprentissage au sein d’un cabinet d’avocat fiscaliste avant de s’orienter vers la magistrature.

Plusieurs types de préparation possibles

Camille Bories s’est d’abord dirigée vers un institut d’études judiciaires (IEJ), avant de poursuivre sa formation au sein d’une classe préparatoire de Sciences Po. « Je retiens tout particulièrement les conseils de l’IEJ lors des simulations d’épreuves orales. Il s’agissait de s’entraîner sur des thèmes de culture générale comme les disparités ou encore les femmes et la citoyenneté. »

Comme elle, 156 auditeurs de justice de la promotion 2016 ont préparé le premier concours d’accès dans un IEJ, parfois complété par d’autres préparations (classes préparatoires de l’ENM, préparations privées).

Par ailleurs, sept élèves magistrats ont préparé le concours dans l’une des trois classes préparatoires « égalité des chances » de l’ENM, notamment Claudia Saim. Pour cette dernière, « la cohésion de groupe, l’esprit de solidarité et la proximité avec les professeurs » ont été de réels atouts. « Les nombreux cours préparant aux épreuves d’admissibilité (connaissance et compréhension du monde contemporain ; organisation de l’État, de la justice, libertés publiques et droit public ; droit civil ou procédure civile et droit pénal ou procédure pénale) puis d’admission (mise en situation collective et entretien individuel avec le jury, droit européen et droit international privé, droit social et droit commercial, note de synthèse et langues vivantes), le suivi personnalisé et les devoirs réguliers à réaliser en temps contraint m’ont beaucoup aidée à progresser », explique-t-elle.

Les conseils des auditrices

« Conseils méthodologiques, travaux dirigés, cours magistraux de culture générale, d’histoire, de géopolitique ou encore de sociologie : il faut piocher dans tout ce qui nous est offert afin de rendre nos copies riches le jour de l’examen », affirme Camille Bories.

Les deux auditrices le confirment, le tout est de trouver sa propre méthodologie de travail. « Au fur et à mesure, je me suis rendue compte qu’en multipliant mes sources, je m’éparpillais. Il est vraiment nécessaire de se concentrer uniquement sur un cours qui nous paraît complet, sur quelques livres de référence », raconte Claudia Saim.

« Le tout est de se focaliser sur les points qui nous semblent les plus difficiles, quitte à approfondir certaines matières au détriment d’autres quand nous les maîtrisons déjà bien. Par exemple, j’ai participé à plusieurs conférences pénales traitant de la garde à vue et, peu à peu, j’ai considéré que je pouvais consacrer ces deux heures à d’autres révisions », conclut Camille Bories.

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