Le regard de Raymond Depardon sur l’hospitalisation sans consentement
Publié le 15 novembre 2017

Jeudi 16 novembre, les auditeurs de justice de la promotion 2017 et des magistrats en exercice rencontrent Raymond Depardon pour échanger sur son dernier film « 12 jours ». A l’issue d’une projection en avant-première, un débat permettra de réfléchir à la mise en œuvre de la loi relative à l’hospitalisation sans consentement à partir du regard artistique posé sur les patients et sur les pratiques juridictionnelles et médicales.
Sont associées à cette rencontre les deux professionnelles qui ont fait naître l’idée du film lors d’un échange avec le réalisateur Raymond Depardon : Marion Primevert, magistrate spécialiste de la matière et présidente de chambre au tribunal de grande instance de Paris et le Docteur Natalie Giloux, psychiatre praticien hospitalier et directrice de la session en formation continue « Les soins psychiatriques sans consentement ». Toutes deux sont impliquées dans la mise en application de la loi du 27 septembre 2013 qui conduit les psychiatres à soumettre, avant 12 jours, au juge des libertés et de la détention, l’ensemble de leurs décisions concernant les hospitalisations sous contraintes. Laure Moisset, magistrate coordonnatrice de formation à l’ENM pour les fonctions parquet participera également au débat.
72 patients filmés

« Chaque année en France sont effectuées environ 92 000 mesures d’hospitalisations psychiatriques sans consentement. L’hôpital a alors 12 jours, à compter de l’admission du patient, pour saisir le juge des libertés et de la détention qui validera ou non le programme de soin sans consentement. L’hospitalisation sous contrainte est toujours une épreuve pour ceux qui la subissent, pour ceux qui l’initient et ceux qui l’exercent. […] Le film "12 jours" tente de déstigmatiser la maladie mentale. […] Raymond Depardon a filmé 72 patients. Ce sont des personnes qui souffrent. Leurs paroles sont précieuses, pas seulement décalées ni insensées, elles sont simples et fortes et engagent leur avenir », explique Wild Bunch, la société qui produit le film.

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