Arthur Courillon-Havy, major du er concours d’accès
Publié le 26 janvier 2016

Arthur Courillon-Havy, 24 ans, a été reçu major au 1er concours d’accès destiné aux étudiants. Il partage ses motivations à devenir magistrat et son expérience de la préparation des épreuves. Interview.
Quel a été votre parcours universitaire ?
Après deux années sur le campus « Europe-Asie » de Sciences Po et une année à Pékin, j'ai débuté le master « droit économique » de l'IEP de Paris, avant de rejoindre le master « carrières juridiques et judiciaires », qui prépare plus spécifiquement à l'ENM.
Quels aspects du métier de magistrat vous ont encouragé à passer le concours de l’ENM ?
Ce fut d'abord (et c'est toujours) la perspective de donner un effet concret, tangible, aux normes juridiques qui innervent la société, qui m'a attiré vers ce concours. Le magistrat me semble aux prises avec des situations complexes, très diverses mais dont les conséquences sont toujours déterminantes pour les personnes qui les vivent. Mes deux stages en juridiction m'ont aussi montré des aspects quotidiens de cette responsabilité, exercée par des professionnels épanouis, à qui je dois beaucoup dans la formation du projet de passer le concours.
Quels conseils donneriez-vous aux candidats pour bien préparer le concours ?
D'abord, je conseillerais de respecter son propre rythme et sa propre façon d'apprendre. Ne pas culpabiliser de ne pas passer ses soirées en bibliothèque. Je crois qu'il ne s'agit pas tant de « passer du temps », que de consacrer une attention dense à quelque chose qui nous intéresse. D'autant plus que l'apprentissage va de pair avec la méthodologie (le jury rappelle régulièrement dans ses rapports qu'elle est essentielle), et pour cela une préparation (IEJ, classes préparatoires ou autre...) est importante. L'autre grand avantage en est le travail en groupe, qui permet le partage d'informations, de fiches, de conseils... Cela m'a considérablement aidé pour les oraux techniques, notamment. Enfin, je dirais que l'épreuve dite de « culture générale » ne doit pas être négligée, mais abordée par l'angle de ce que l'on sait déjà, et dans une perspective diversifiée, pour éviter un blocage, un sentiment d'impossibilité face à ce qui semble un océan infranchissable.