Rencontres et débats entre magistrats et chercheurs en droit
Publié le 27 janvier 2017

Les États généraux de la recherche sur le Droit et la Justice, conçus en partenariat avec l’ENM, débutent lundi 30 janvier prochain à Paris. Cet événement majeur réunira 143 intervenants et près de 800 participants. Organisation, orientations et perspectives de la recherche dans les domaines juridiques et judiciaires seront au cœur des échanges entre chercheurs et professionnels du droit.
Sandrine Zientara-Logeay, magistrate, inspectrice générale de la justice, directrice de la mission de recherche droit et justice (mission organisatrice de l’évènement) revient sur les enjeux de la rencontre : « C’est une occasion unique de dialogue entre toutes les disciplines des sciences humaines et sociales. Cela favorise les échanges entre institutions : universités, CNRS et autres lieux de recherche mais aussi entre magistrats, chercheurs et décideurs publics. C’est un moment précieux qui permet de dresser un bilan de ce qui a été fait ces dernières années et des pratiques actuelles. La recherche doit répondre à un besoin et être réellement utile aux professionnels, et notamment aux magistrats, tout en restant autonome. Ces quatre jours de rencontres et de débats devraient permettre de faire évoluer le fonctionnement et l’organisation de la recherche qui doit rester libre du choix de son objet et, en même temps, pouvoir répondre à une commande publique. Le dernier objectif est de faire émerger, de façon prospective, les axes de la recherche de demain, dans un contexte international. »
Vers une redéfinition des professions judiciaires et juridiques ?
Olivier Leurent, directeur de l’ENM, interviendra le mardi 31 janvier au cours de la table-ronde dédiée à la formation des juristes. Comment perfectionner le parcours de formation des auditeurs de justice, quelles modifications y apporter pour mieux répondre aux évolutions et aux enjeux de la justice de demain ? Comment prévenir les difficultés matérielles ou statutaires qui attendent les futurs magistrats ? Quels rapports ces derniers doivent-ils entretenir avec les avocats ? Autant de questions auxquelles le directeur de l’ENM, entouré de professeurs d’universités et d’avocats, tentera de répondre à travers un échange basé sur l’écoute et le partage d’expérience.
Un programme riche alternant tables-rondes et ateliers

Dix ans après la dernière rencontre entre chercheurs et professionnels du droit (1), cette troisième édition permet de faire le point sur le fonctionnement, l’avenir de la recherche et l’évolution des professions judiciaires et juridiques. L’occasion d’aborder également quelques grandes thématiques telles que la justice négociée, le droit et la science, le droit et l’environnement, les identités ou encore la laïcité.

Les ateliers porteront plus spécifiquement sur les partenariats entre la recherche et les juridictions, les outils et les sources de la recherche, les réseaux et les laboratoires. D’autres sujets plus thématiques tels que la barémisation de la justice, la déjudiciarisation, les lanceurs d’alerte ou encore la radicalisation seront également évoqués. Consulter le programme de l’événement .
Les États généraux de la recherche sur le Droit et la Justice sont organisés à l’initiative du GIP mission de recherche droit et justice et du secrétariat d’État en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avec le soutien de l’École nationale de la magistrature, du CNRS et du ministère de la Justice. Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supé¬rieur et de la recherche et Stéphane Verclytte, Secrétaire Général du ministère de la Justice, interviendront en ouverture du colloque, le 30 janvier. La clôture sera assurée par Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, ministre de la Justice.

Les tables rondes et conférences seront retransmises en direct : ici

Consulter le programme

(1) Les États généraux de la recherche sur le Droit et la Justice se sont tenus pour la première fois en 1996 à l’initiative de l’université Paris-Sorbonne. Dix ans plus tard, le GIP mission de recherche droit et justice organisait la deuxième édition.