Formation sur les dispositifs de lutte contre la toxicomanie
Publié le 16 décembre 2015

Le dernier module du séminaire de formation des délégués du procureur sur les dispositifs de lutte contre la toxicomanie, organisé par l'ENM avec le soutien financier de la MILDECA, a eu lieu les 7 et 8 décembre derniers. Les 40 participants ont pu appréhender le contexte pénal de la lutte contre les produits stupéfiants, et développer leur posture de formateur dans les stages de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupéfiants.
Maîtriser le sujet pour animer des stages de sensibilisation

Ce dernier module clôt une formation dispensée sur 4 mois. Il était consacré aux sanctions pénales et à l'entraînement à l'animation de stages de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupéfiants. En effet, les délégués du procureur sont amenés à intervenir dans des stages de sensibilisation ayant pour objet de faire prendre conscience aux consommateurs des conséquences dommageables de leur usage pour la santé humaine, ainsi que des conséquences sociales d'un tel comportement.

Les participants avaient déjà suivi un premier module de formation, en septembre dernier, pour mieux connaître les addictions aux produits stupéfiants, les dispositifs et les méthodes thérapeutiques de prise en charge. Ils avaient ensuite effectué un deuxième module sous forme de stage d'observation individualisé, de deux jours, dans une structure sanitaire ou sociale spécialisée dans la prise en charge des conduites addictives, ou dans un parquet ayant une section spécialisée dans la lutte contre les stupéfiants.

Approche pluridisciplinaire
Le contenu scientifique et pédagogique a été élaboré en lien avec un comité de pilotage pluridisciplinaire composé de praticiens et d'experts : psychiatre addictologue, psychologue, pédagogue, délégué du procureur, membre de la direction des affaires criminelles et des grâces, magistrat du parquet, et gendarme formateur relais anti-drogue. Ainsi, ce séminaire a non seulement fourni aux délégués du procureur des outils leur permettant d'adopter le positionnement adéquat dans l'exercice de leur mission face à des consommateurs de produits stupéfiants aux problématiques variées, mais également d'améliorer le partenariat entre le monde médical et le monde judiciaire dans le domaine de la lutte contre la toxicomanie.
Bilan des acquis
« A l'issue des 3 modules, les participants ont acquis une meilleure connaissances des conduites addictives, des modalités thérapeutiques de prise en charge, des différentes réponses pénales pouvant être apportées, et des outils pédagogiques susceptibles d'être mobilisés dans le cadre des stages de sensibilisation » explique Laurence Arbellot, sous directrice du département des formations professionnelles spécialisées. « Ils ont également pu approcher, de manière directe, le travail des soignants et des travailleurs sociaux intervenant auprès de personnes présentant une addiction. Cette démarche d'ouverture, des soignants vers les délégués du procureur, a été particulièrement enrichissante pour ces derniers, et appréciée de part et d'autre » conclut-elle.