Les auditeurs français parrainent leurs homologues étrangers
Publié le 13 janvier 2016

Dans le cadre de la « semaine d’échanges européens », 56 futurs magistrats originaires d’Allemagne, de Belgique, de Bulgarie, de Hongrie, des Pays-Bas, de Pologne et de Roumanie ont bénéficié du 30 novembre au 4 décembre derniers d’un accompagnement personnalisé par des auditeurs de justice de la promotion 2015.
Les 56 futurs magistrats étrangers ont partagé les enseignements de leurs collègues français dans le cadre du programme Aïakos. Afin de favoriser l’intégration des stagiaires européens au sein de la promotion, un à douze auditeurs français selon les délégations étrangères ont tenu le rôle de parrain ou marraine. Certains de ces auditeurs se sont eux-mêmes rendus en stage dans les pays d’origine des délégations qu’ils ont accompagnées.
« S’interroger sur ses propres pratiques »
Les parrains/marraines et leurs délégations ont notamment assisté à des audiences correctionnelles au TGI de Bordeaux. « Un réel moment de partage », observe Sophie Daubresse, marraine de la délégation polonaise : « les questions des stagiaires étrangers nous ont amenés en tant que futurs magistrats français à questionner les pratiques qui nous sont enseignées et qui nous semblent évidentes. Le fait que les procédures soient différentes d’un pays à l’autre nous interroge sur les avantages et inconvénients de chaque système », rapporte-t-elle.
Un apport pédagogique
S’inscrivant dans la continuité des enseignements du pôle dimension internationale de la justice, ce parrainage a également permis aux futurs magistrats d’approfondir leurs connaissances sur le droit et les institutions judiciaires d’autres pays européens. Objectif pour les auditeurs français comme étrangers : prendre du recul sur leur propre système.
L’émergence d’un réseau futur

A travers ces échanges avec les différentes délégations européennes, les auditeurs ont commencé à tisser un réseau professionnel, dans l’optique de leurs futures fonctions. Ils pourront par exemple demander conseil ou travailler en coopération avec leurs homologues étrangers dans le cadre de dossiers transnationaux.

Ce projet européen a plus globalement comme objectif de faire émerger une culture judiciaire commune au sein de l’Union européenne.