Le Prix de la Recherche 2015 remis à Hélène Dantras-Bioy
Publié le 03 février 2016

Le Prix de la Recherche de l’Ecole nationale de la magistrature a été remis vendredi 29 janvier 2016 à Hélène Dantras-Bioy, docteur en droit, pour sa thèse intitulée « Le jour-amende en droit pénal français ». La lauréate avait soutenu sa thèse le 7 février 2014, à l’université de Bordeaux, thèse qu’elle avait préparée sous la direction du Professeur Valérie Malabat.
Dans ce travail, Hélène Dantras-Bioy souligne l’utilité du jour-amende, sanction phare des systèmes répressifs étrangers, qui peine à trouver sa place en France. Longtemps négligée, cette peine occupe désormais une part croissante au sein de l’ensemble des condamnations, comme le démontre l’étude menée dans cette thèse. « L’ambition de cette recherche est de trouver la place qui devrait être celle de cette peine dans le paysage répressif français », indique Hélène Dantras-Bioy.
Une fierté pour l’Ecole
Le prix de la recherche a été remis ce vendredi 29 janvier par Emmanuelle Perreux, directrice adjointe de l’ENM en charge notamment de la recherche, en présence de représentants de la faculté de droit de Bordeaux : la directrice de thèse de la lauréate, le Professeur Valérie Malabat, le Doyen de la faculté, le Professeur Jean-Christophe Saint-Pau, et la directrice de l’IEJ, le Professeur Evelyne Bonis-Garçon. La thèse d’Hélène Dantras-Bioy sera publiée dans le courant de l’année 2016 dans la collection « bibliothèque des thèses » de l’éditeur Dalloz. En sus la lauréate a reçu un certificat signé du Directeur, Xavier Ronsin, et la somme de 5.000€, comme cela est prévu par le règlement du prix de la recherche.
Une volonté d’ouverture

Créé en 2010, et remis à partir de 2011, le prix de la recherche participe d’une volonté d’ouverture de l’ENM sur le monde universitaire, parce qu’« une école moderne a besoin des regards extérieurs tant sur la formation qu’elle délivre que sur l’organisation et le fonctionnement des juridictions. (…) Les apports de l’analyse interne des pratiques professionnelles et de l’étude scientifique de l’institution judiciaire se conjuguent et s’enrichissent mutuellement », estime Xavier Ronsin.

Le Prix de la Recherche de l’Ecole nationale de la magistrature gratifie ainsi un jeune docteur en droit ou en histoire du droit dont la thèse aborde des thèmes clefs, tels que les pratiques judiciaires internes ou comparées ou l’organisation et le fonctionnement de la justice.

Résumé de la thèse