Assistants de justice : une équipe renforcée
Publié le 10 mars 2016

Depuis janvier dernier, la sous-direction des études de l’École compte huit assistants de justice. Quelles sont leurs missions au quotidien ? Comment ont-ils postulé pour devenir assistant pédagogique ? Rencontre avec Naomi Cazabonne, Grégoire Koerckel, Clémence Carette et Mathilde Jadoul.
Cet après-midi-là, quatre des huit assistants pédagogiques travaillant à temps partiel à l’ENM sont plongés dans leurs recherches respectives dans leur bureau commun du premier étage. Naomi Cazabonne est la plus « ancienne » : elle a rejoint l’équipe en février 2015 et travaille en lien avec le pôle environnement judiciaire. Grégoire Koerckel, Clémence Carette et Mathilde Jadoul font quant à eux partie des derniers recrutés, les effectifs ayant doublé depuis janvier dernier. « Ils sont indispensables pour la mise en place des séquences pédagogiques, surtout avec la charge de travail que suscite, pour les coordonnateurs de formation (CDF), l’accueil d’une promotion de 366 auditeurs de justice », explique Delphine Bourgouin, CDF référente des assistants de justice.
Des missions variées

Si chacun est affecté à un (ou deux) pôle(s) de formation de la sous-direction des études, leur lettre de mission précise qu’ils peuvent également être amenés à travailler en renfort pour tous les autres.

Participation à des travaux de recherches et d’actualisation juridique ou à l’élaboration d’outils pédagogiques, soutien pour l’évaluation de certaines séquences pédagogiques, prise de notes et réalisation de comptes-rendus, mise en forme des dossiers transmis aux auditeurs « à besoins spécifiques », aide à la préparation des bilans de pôle de formation… Les tâches qui leur sont confiées sont variées. « Le développement des modules d’enseignement à distance est également à l’origine de nouvelles missions pour les assistants de justice », complète Delphine Bourgouin.

« J’apprécie cette diversité que je retrouve aussi dans les thématiques de mes travaux : j’ai notamment effectué des recherches sur les violences conjugales, la lutte contre la radicalisation et la posture du magistrat face à la grande précarité », confie Naomi Cazabonne. « Nous partageons le même bureau et échangeons régulièrement sur nos travaux respectifs : cela nous permet de nous tenir informés des nouvelles lois, des réformes en cours, de la jurisprudence, etc. », ajoute Clémence Carette.

Un emploi compatible avec la préparation de concours

Tous préparent en parallèle le concours d’accès à l’ENM (et certains d’autres concours). « Cet emploi d’assistant pédagogique au sein de l’École est idéal car il nous laisse du temps pour réviser et nous permet de renforcer nos connaissances sur des sujets que nous pourrons aborder lors de certaines épreuves du concours. Cela fait du bien de ne pas rester toute la journée plongée dans les livres et je trouve aussi très motivant de voir l’École de l’intérieur », explique Mathilde Jadoul. Sentiment partagé par ses voisins de bureau : « Aider à la préparation des séquences pédagogiques et échanger avec les coordonnateurs de formation nous montre à quel point la formation des futurs magistrats est riche et donne encore plus envie de la vivre à notre tour en tant qu’auditeurs de justice », sourit Grégoire Koerckel.
L’ENM recrute régulièrement des assistants de justice

Si de nombreux étudiants en droit savent qu’il est possible de devenir assistant de justice dans une juridiction, les opportunités au sein de l’ENM sont moins connues. « J’ai été assistante de justice au TGI de Libourne et c’est une magistrate que j’ai côtoyée durant cette expérience qui m’a dit que l’ENM en employait également », explique Clémence Carette.

« Il y a régulièrement des postes disponibles puisque les assistants pédagogiques passent en parallèle des concours et sont donc amenés à rompre leur contrat pour s’engager dans une formation quand ils les réussissent », précise Delphine Bourgouin. Ces contrats sont signés pour deux ans renouvelables. Les assistants de justice sont soumis au secret professionnel et employés à temps partiel dans la limite de 720 heures par an. « Pour postuler, ils doivent avoir un diplôme de niveau bac + 4 (ou équivalent). Nous privilégions évidemment les candidats qui ont acquis dans leur cursus de solides connaissances en droit et qui manifestent un intérêt certain pour la magistrature », conclut-elle.