Le parquet de Paris présenté par François Molins à la promotion 2014
Publié le 26 avril 2016

François Molins, procureur de la République près le TGI de Paris, est intervenu à l’ENM devant les futurs magistrats de la promotion 2014, mardi 19 avril dernier. Il a notamment évoqué les spécificités du parquet parisien et ses relations avec le siège avant de répondre à leurs questions sur des sujets variés et d’actualité comme l’indépendance du parquet et l’état d’urgence.
La venue de François Molins à l’ENM - la première depuis sa nomination au TGI de Paris - a été l’un des moments forts de la préparation aux premières fonctions (PPF) de la promotion 2014. Face aux futurs magistrats, il a rappelé, en préambule de son intervention, le haut niveau d’exigence que requiert le métier qu’ils vont exercer à partir de septembre prochain, quelle que soit leur fonction : « Je pense que c’est un métier qui nous incite en permanence au dépassement de nous-mêmes. L’enjeu, c’est que la justice ne devienne jamais un confort ou une habitude. »
« Un parquet pas comme les autres »

Le procureur de la République a d’abord présenté le fonctionnement du parquet en soulignant notamment « la nécessité de formaliser une politique pénale pour qu’elle soit connue et appliquée » et l’intérêt de « préserver ce qui relève de l’office du magistrat du parquet : cette faculté dans la pratique parquetière quotidienne de traiter la grande majorité des dossiers tout seul ou en collégialité avec ses collègues, et pour les affaires complexes, de se tourner vers ses collègues ou sa hiérarchie pour faire des propositions qui seront discutées ». Il a également évoqué les spécificités du parquet parisien « très organisé, très spécialisé, très structuré et très hiérarchisé », les enjeux du dialogue hiérarchique en rappelant que « la hiérarchie doit d’abord constituer un appui ou un soutien » et les relations avec le siège.

François Molins a par ailleurs souhaité consacrer une partie de son intervention aux questions des auditeurs de justice qui l’ont notamment interrogé sur le statut et l’indépendance du parquet, l’état d’urgence, la communication judiciaire après les attentats de janvier et novembre 2015, la gestion du retour en France de jihadistes partis en Syrie combattre dans les rangs de Daech ou encore la proposition de mise en place d’un parquet européen.

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