Concours Thémis : l’ENM accueille la finale de la 11ème édition
Publié le 27 octobre 2016

L’ENM accueille, du 31 octobre au 3 novembre prochains, la finale de la 11ème édition du concours Thémis. Huit équipes de cinq nationalités différentes participent à cet événement organisé par le Réseau européen de formation judiciaire (REFJ). Trois équipes de l’ENM sont en lice.
Le 28 octobre 2015, l’ENM remportait en Roumanie le concours Thémis. C’est pourquoi la finale de la 11ème édition se déroule dans ses locaux bordelais durant quatre jours, à partir du 31 octobre prochain. Ce concours doit permettre aux élèves magistrats de toute l’Union européenne (ou jeunes juges et procureurs ayant moins d’un an d’exercice pour les pays ne disposant pas d’institut de formation judiciaire) de débattre sur des thématiques variées, de partager des valeurs communes et d’échanger sur des domaines d’intérêt commun.
Dix-huit nationalités représentées
Au total, dix-huit nationalités ont été à l’honneur pendant cette 11ème édition. Parmi elles, cinq participeront à la grande finale. L’Autriche, la République Tchèque, la Roumanie, la Hongrie et la France échangeront autour d’un thème défini par le groupe de travail du Réseau européen de formation judiciaire : le droit à un procès équitable. La finale se compose d’une épreuve écrite et de débats oraux pendant lesquels les équipes argumenteront sur l’application des principes développés dans l’article 6-1 de la Convention européenne des droits de l’Homme à des cas réels.
Mieux connaître les systèmes judiciaires des pays européens et faciliter de futures coopérations

En abordant des thématiques liées au droit de l’Union européenne et au droit de la Convention européenne des droits de l’Homme, la compétition est une opportunité de participer à « la construction d’un espace judiciaire commun », déclare Benoît Chamouard, sous-directeur et chef du département international de l’ENM. « Le fait de mieux se connaître entre pays européens suscite le sentiment d’appartenir à une magistrature européenne. La compétition permet aux élèves magistrats de prendre conscience qu’ils portent tous les mêmes valeurs, qu’il y a une forte proximité entre les pays et que la justice ne doit pas s’arrêter aux frontières », rajoute-t-il.

« Les coopérations entre pays membres de l’Union européenne s’établissent de juridictions à juridictions et ne nécessitent pas l’intervention des ministères des affaires étrangères : une confiance doit s’imposer entre nos différents systèmes judiciaires. Le concours illustre le fait que nous avons des garanties procédurales communes, que nous sommes tous soumis aux arrêts de la Convention européenne des droits de l’Homme et de la Cour de justice de l’Union européenne. C’est l’occasion de bâtir une réelle confiance mutuelle », explique Benoît Chamouard.

Un travail collectif

Cette année, six équipes françaises ont participé et trois sont en finale. « Lorsque nous constituons les équipes, nous faisons en sorte de sélectionner autant que possible des profils avec une diversité de parcours pour que tout le monde puisse enrichir le travail de groupe », développe Clémence Caron, animatrice du pôle dimension internationale de la justice et coach d’une équipe cette année. « Cette compétition facilite la création de liens entre nos élèves, qui se connaissent peu avant leur participation au concours, et la rencontre d’homologues européens. Elle enrichit également leur connaissance du droit européen et de la Convention européenne des droits de l’Homme », conclut-elle.

À lire également : les témoignages des trois équipes françaises finalistes.