Rencontre avec Laurent Le Mesle, doyen du pôle justice pénale
Publié le 27 novembre 2017

Premier avocat général près la Cour de cassation, Laurent Le Mesle est doyen des enseignements du pôle
« processus de décision et de formalisation de la justice pénale »
. Alors qu’il a introduit le 22 novembre dernier une toute nouvelle session de formation continue intitulée « Démocratie et terrorisme », il revient, au cours d’un entretien vidéo, sur son rôle de doyen et les grandes évolutions auxquelles la justice pénale est confrontée.
Laurent Le Mesle évoque également le métier de décision qu’est celui de magistrat, les responsabilités qui lui incombent et la volonté qui est au cœur de son action : « servir et rendre la justice ».
Un parcours riche et diversifié

Juge d’instruction, procureur, sous-directeur des affaires criminelles, conseiller technique à l’Élysée, procureur général, Laurent Le Mesle a connu une très grande diversité de fonctions depuis son entrée dans la magistrature il y a 43 ans. Une expérience qu’il met aujourd’hui au service de la formation des auditeurs de justice et des magistrats.

Justice pénale : les enjeux de la formation

Les enseignements du pôle processus de décision et de formalisation de la justice pénale doivent permettre de répondre à trois objectifs.

D’une part, aborder une procédure judiciaire dans sa globalité et mesurer le rôle et le sens des actes de chacun en fonction du contexte, des enjeux procéduraux et humains.

D'autre part, assurer l’efficacité du processus de recherche de la vérité dans le respect des principes généraux édictés par l’article préliminaire du code de procédure pénale, veiller à la sécurité juridique des procédures mises en œuvre, au respect des libertés individuelles et à la protection des intérêts sociaux.

Enfin, orienter la procédure, de prendre une décision motivée, adaptée et individualisée et de la mettre à exécution.

Ouverture de la session « Démocratie et terrorisme » par Laurent Le Mesle le 22 novembre dernier.
Un doyen pour chaque pôle de formation

Depuis 2009, l’ENM bénéficie du regard extérieur de personnalités reconnues dans leur domaine. « Le doyen des enseignements doit donner son avis sur les propositions pédagogiques faites par les équipes de l’ENM, mais également être force de proposition et d’impulsion en termes d’initiatives pédagogiques qu’il serait, selon lui, intéressant de développer au sein de l’École », résume Olivier Leurent, directeur de l’École.

Lire aussi : Trois nouveaux doyens des enseignements à l’ENM