Soutenir les instituts de formation judiciaire étrangers

Si l’ENM existe depuis 1958, la formation judiciaire s’est fortement développée ces 15 dernières années avec la création d’écoles dans de nombreux pays. Le département international de l’ENM accompagne l’évolution de la formation judiciaire à l’étranger, en particulier par l’intermédiaire de projets de renforcement d’instituts qui constituent un axe fort de son développement : 10 pays en ont ainsi bénéficié entre 2017 et 2019 :  Abu Dhabi, Algérie, Madagascar, Mali, République démocratique du Congo… Ce dossier a pour vocation de dresser un panorama des différents projets d’appui qui rythmeront son activité internationale dans les mois à venir malgré le contexte de crise sanitaire.

Formation judiciaire à l’international : le rôle de l’ENM

Attachée à partager le modèle français d’une école qualifiante, l’ENM est un acteur majeur de la professionnalisation de la formation judiciaire dans de nombreux pays, notamment à travers des projets d’appui auprès d’instituts de formation étrangers. L’action du département international contribue ainsi à renforcer l’État de droit par la formation de magistrats efficaces et indépendants, dans la lignée de la déclaration définissant les principes mondiaux de la formation judiciaire adoptée fin 2017 grâce à un groupe de travail initié par l’ENM. Dans le contexte de crise sanitaire, l’École poursuit à distance les échanges avec ses partenaires étrangers et l’organisation des missions liées aux projets en cours, dont ce dossier dresse un panorama.

L’ENM engagée auprès de l’École malgache

Le nouveau projet d’appui à l’École nationale de la magistrature et des greffes de Madagascar (ENMG), signé en septembre 2019, marque un renforcement de la coopération entre l’établissement malgache et l’ENM. Dans le cadre de ce projet, les experts de l’ENM partagent avec leurs homologues leur expertise en formation judiciaire et en gouvernance afin de leur permettre d’optimiser sur place la formation des juges et procureurs en formation initiale et continue. Le projet d’appui prévoit 40 missions réparties sur une durée de 36 mois.