Les « experts » forment les futurs magistrats
Publié le 03 septembre 2015

La promotion 2015 a reçu trois demi-journées d’enseignements dédiées aux techniques d’investigation de la police technique et scientifique, les 31 août et 1er septembre derniers. Policiers et gendarmes ont investi l’ENM pour présenter leurs méthodes de travail aux 262 futurs magistrats, 14 élèves avocats et 2 magistrats étrangers que compte la promotion.

Une approche concrète du travail des enquêteurs

« Scène de crime », « Traces de sang et empreintes digitales », « Exploitation des documents et des écritures manuscrites », « Explosion et balistique » : telles étaient les thématiques des quatre ateliers proposés à la promotion 2015 par les policiers et gendarmes. Répartis en douze groupes d’une vingtaine de personnes, les auditeurs et élèves avocats ont ainsi abordé de manière pratique les outils et techniques de constatations, de recherche et d’analyse de traces et de données pouvant être utilisés dans le cadre d’une enquête pénale.

Cette approche concrète était complétée par deux expositions : « Révélation et exploitation des traces sur la scène d’infraction judiciaire » (police) et « Renseignement criminel, formation et rôle des spécialistes N’Tech, chaîne criminalistique, nouveau pôle judiciaire » (gendarmerie). Trois conférences étaient également au programme de cette séquence : « Cybercriminalité », « Identification des véhicules, électronique embarquée, accidentologie » et « Recueil et exploitation des traces technologiques dans
l’enquête ».

« A travers cette séquence, il s’agissait pour les futurs magistrats de repérer l’apport et les limites de la police technique et scientifique dans l’enquête pénale », indique Valérie Grenier, animatrice du pôle de formation Environnement judiciaire.

Forts de ces échanges avec les enquêteurs, les auditeurs de justice seront fin prêts à aborder leur stage de 15 jours dans les services d’enquête, qui aura lieu courant 2016 dans le cadre de leur stage juridictionnel.