L’ENM célèbre les 40 ans des conciliateurs de justice

Le 20 mars dernier, l’École nationale de la magistrature (ENM) a été invitée à célébrer avec la Fédération des associations de conciliateurs de justice, « Conciliateurs de France », le 40e anniversaire de cette fonction organisé par la direction des services judiciaires (DSJ). L’occasion de revenir notamment sur la formation dispensée par l’ENM et sur l’amplification des recrutements à venir.

L’ENM célèbre les 40 ans des conciliateurs de justice

Plus de 1000 conciliateurs formés en 2017

En présence de Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, Peimane Ghaleh-Marzban, directeur des services judiciaires, et de Michel Pinet, président de « Conciliateurs de France », Olivier Leurent, directeur de l’ENM a insisté sur le rôle de l’École impliquée depuis dix ans dans la formation non-obligatoire des conciliateurs de justice. Il a rappelé que l’ENM a dispensé, en 2017, 88 formations et formé ainsi plus de 50% du corps de ces collaborateurs de justice (1003 personnes sur 2019 au total). Quant au département des formations professionnelles spécialisées de l’École en charge de cette formation, il a développé depuis dix ans de nouveaux modules basés sur des méthodes de pédagogie active. Par exemple, le module consacré à l’initiation à la fonction de conciliateur de justice a été dispensé lors de 17 sessions en 2017, touchant ainsi 254 nouveaux conciliateurs bénévoles.

Pour Philippe Raguin, conciliateur à la cour d’appel de Montpellier et formateur à l’ENM, « il est important que les conciliateurs de justice soient formés de façon homogène sur tout le territoire par le biais de modules et de formateurs ayant de solides connaissances en pédagogie ». Ces formateurs sont des bénévoles motivés par l’enseignement et formés par l’École nationale de la magistrature. Comme la formation, la conciliation est une vocation, explique Philippe Raguin. « Donner de [son] temps, aider des citoyens à résoudre leurs désaccords et [se] mettre à la disposition du service public » est pour lui essentiel.

En ouverture de la célébration des 40 ans, la ministre de la Justice a annoncé que « si la conciliation a une histoire, elle a aussi un bel avenir ». En effet, dans son futur projet de loi de programmation de la justice, il est prévu de faire une large place aux modes amiables de règlement des différends (MARD), plus particulièrement en étendant le champ de la conciliation judiciaire au tribunal de grande instance. Pour y répondre, l’objectif est notamment de renforcer la formation et l’intégration des conciliateurs dans le fonctionnement des juridictions et de poursuivre le recrutement de 600 conciliateurs de justice supplémentaires.

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