L’ENM renouvelle sa collaboration avec le Maroc
Publié le 09 mars 2016

Fin février, le directeur de l’ENM Xavier Ronsin s’est rendu au Maroc pour signer un accord de coopération de trois ans avec l’Institut supérieur de la magistrature.
L’ENM entretenait des relations avec l’Institut supérieur de la magistrature marocain depuis près de vingt ans lorsque que celles-ci ont été gelées entre le printemps 2014 et 2015 en raison de la suspension des relations diplomatiques en matière judiciaire entre la France et le Maroc. L’École s’est alors mise en retrait pendant cette période, alignée sur le ministère de la Justice et le ministère des Affaires étrangères français.
Trois nouvelles années
Le directeur de l’Institut marocain a ainsi invité Xavier Ronsin, directeur de l’ENM, pour rétablir des relations historiques qui avaient souffert du contexte politique. Ensemble, ils ont signé un accord de coopération pour trois nouvelles années. « Nous faisions déjà beaucoup d’actions avec le Maroc », souligne Benoît Chamouard, sous-directeur, chef du département international de l’ENM. « Nous avons envoyé trois auditeurs de justice au Maroc cette année, dont un pour un stage dédié à la lutte anti-terrorisme. » L’Institut marocain a par ailleurs envoyé comme chaque année ses deux majors de promotion pour suivre la formation sur le droit et la pratique de la justice française, sanctionnée par un diplôme universitaire pour la première fois cette année. « Un de leurs auditeurs devrait par ailleurs rejoindre le cycle de formation initiale de l’ENM à la rentrée prochaine », poursuit le chef du département international.
Une grosse école
L’Institut marocain fondé en 1960 forme chaque année 250 magistrats, greffiers, notaires et avocats avec lesquels Xavier Ronsin a échangé sur le modèle français de formation judiciaire. Une trentaine de sessions du catalogue de formation continue de l’ENM leur a d’ailleurs été ouverte « compte-tenu de la proximité des systèmes judiciaires, des liens de proximité historiques entre les deux pays et du fait que les élèves soient parfaitement francophones », conclut Benoît Chamouard. L’ambition du pays est désormais de rassembler toutes les disciplines juridiques sur un grand campus actuellement en construction en banlieue de Rabat.