Concours complémentaire : quatre mois de stage probatoire
Publié le 13 septembre 2016

Ancienne avocate, Aurélie Chavagnon a passé le concours complémentaire de l’ENM en 2015 pour se reconvertir dans la magistrature. Retour en images sur le stage probatoire qu’elle a effectué du 1er février au 31 mai derniers au tribunal de grande instance de Libourne, avant d’être déclarée apte à exercer les fonctions de magistrat.

Après une période d’études d’un mois à l’ENM, Aurélie Chavagnon a revêtu sa robe de magistrat pour se former en juridiction : elle a ainsi passé trois semaines au siège pénal, sept semaines au siège civil - dont trois dédiées à la fonction de juge aux affaires familiales - et sept semaines au parquet.

Appréciations, avis sur l’aptitude et grand oral devant un jury

« L’évaluation des stagiaires du concours complémentaire repose, dans un premier temps, sur les appréciations de leurs différents maîtres de stage, fonction par fonction. A l’issue du stage, le directeur de centre de stage (DCS) collecte l’ensemble de ces appréciations et en effectue une synthèse pour le coordonnateur régional de formation (CRF). Le directeur de l’ENM émet alors à son tour un avis sur l’aptitude de chacun des stagiaires au vu des rapports du DCS et du CRF », explique Sarah Dupont, sous-directrice des stages.

Les stagiaires sont enfin entendus par un jury d’aptitude qui, à partir de leurs prestations orales et des différents avis, se prononce sur leur aptitude à exercer les fonctions de magistrat.

Un stage préalable de deux mois dans la fonction choisie

Après la publication des résultats, les stagiaires déclarés aptes choisissent leur premier poste à partir de la liste fournie par la direction des services judiciaires (DSJ) et en fonction de leur classement au concours d’entrée.

Pour préparer leur prise de fonction lundi 19 septembre prochain, Aurélie Chavagnon, future juge au tribunal de grande instance de Meaux, et les autres futurs magistrats de sa promotion effectuent actuellement un nouveau stage de deux mois. Objectif : maîtriser les spécificités de leur poste. « D’une juridiction à l’autre, les permanences au parquet peuvent être très différentes. Par ailleurs, certains jeunes magistrats se verront confier par le président de leur tribunal des contentieux très techniques ou spécialisés sur lesquels ils n’ont pas (ou peu) eu l’occasion de travailler en stage probatoire. Dans ce cas, l’ENM leur propose d’effectuer leur stage de pré-affectation dans une juridiction plus proche de ce qu’ils connaîtront une fois en poste », conclut Sarah Dupont.

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