Rencontre avec Jacques Dallest, doyen des enseignements de l’ENM

Jacques Dallest, procureur général près la cour d’appel de Grenoble, a été nommé doyen des enseignements du pôle Communication judiciaire en novembre dernier. Il succède ainsi à François Molins, devenu procureur général près la Cour de cassation et vice-président du conseil d’administration de l’ENM. Rencontre.

Objectifs du pôle de formation Communication judiciaire

Les enseignements de l’École nationale de la magistrature sont organisés en 8 pôles de formation. Ceux du pôle Communication judiciaire doivent favoriser l’acquisition, par les auditeurs de justice et les magistrats, des enjeux et des techniques de communication et d’entretien utiles à l’exercice des fonctions de magistrat. Ils permettent ainsi d’appréhender la relation avec le justiciable et également d’améliorer la lisibilité de l’action judiciaire à l’égard des médias et de la société.
En qualité de doyen des enseignements, Jacques Dallest a pour mission d’apporter son expertise au corps enseignant de l’ENM pour la mise en œuvre des objectifs pédagogiques de l’École. Déjà régulièrement associé aux actions de formation de l’ENM, il a notamment animé, en avril dernier, une conférence devant les élèves magistrats de la promotion 2017 sur la stratégie de communication du parquet face aux médias. Il est également directeur d’une session de formation continue sur cette thématique et intervient sur le traitement judiciaire du renseignement.

Le rôle pédagogique de la communication judiciaire

Le nouveau doyen du pôle Communication judiciaire souhaite renforcer les liens entre les journalistes et les magistrats afin d’améliorer la relation entre les médias et la Justice. “Il faut que les magistrats, en formation initiale ou en formation continue, se familiarisent avec les médias par des séminaires de rencontres, des visites de rédactions. Cela permettrait de mieux comprendre les contraintes et les enjeux de chaque public”, assure-t-il.
Jacques Dallest est par ailleurs convaincu du rôle pédagogique de la communication judiciaire à destination du grand public. « Je serai favorable à ce que les audiences soient filmées, sous certaines conditions bien sûr. On ne peut plus considérer qu’il faut interdire l’image. Du moment qu’elle est encadrée, ce serait un outil de pédagogie », explique-t-il.