Ils étaient avocat, greffier en chef, juriste d’entreprise ou encore directeur d’hôpital et ils ont décidé d’embrasser la profession de magistrat. Ils sont 12 candidats à avoir été sélectionnés par le Ministère de la Justice et sont en stage de formation cette semaine à l’ENM Bordeaux.
On connaît les concours d’accès à l’ENM pour devenir élève-magistrat ou encore la possibilité d’être rattaché à une promotion grâce à un acquis universitaire et professionnel. Mais on connaît moins « l’intégration directe » qui permet à une personne ayant un bac + 4 et qui justifie d’un cursus professionnel en rapport avec la sphère juridique ou judiciaire, d’accéder à la magistrature.
L’intégration directe est un long processus : le candidat doit déposer un dossier auprès de la direction des services judiciaires du Ministère de la Justice, puis, une commission d’avancement composée d’une vingtaine de membres, magistrats pour la plupart, examine chaque dossier.
Si le candidat décroche un avis favorable, il doit effectuer une formation d’une semaine à l’ENM puis un stage probatoire dans un tribunal au cours duquel il sera mis en situation professionnelle. A l’issue de ce stage et au vu de son aptitude pendant les six mois de sa probation, la commission d’avancement se réunit de nouveau pour confirmer l’intégration ou… l’infirmer.
Une fois l’assurance de son intégration définitive, le futur magistrat se voit proposer un poste soit du premier soit du second grade de la hiérarchie judiciaire, selon qu’il ait cumulé 7 ou 17 années de travail au cours de ses anciennes fonctions.
Tout au long de ce parcours, ardu, intense, le postulant est soutenu par les deux sous-directeurs des stages de l’ENM ainsi que par son maître de stage en juridiction.
Souhaitons donc aux 12 candidats réunis pour suivre les fondamentaux du métier cette semaine à Bordeaux un bon parcours de formation afin d’être nommés magistrats en avril 2009.