L’ENM est dirigée par un directeur nommé par décret pris sur rapport du Garde des Sceaux, ministre de la Justice.
Le directeur de l’ENM met en œuvre la mission pédagogique de l’Ecole et prend toutes les mesures utiles pour l’exécution des délibérations du Conseil d’administration.
Il assure la discipline intérieure, l’organisation matérielle et le fonctionnement des différents services de l’Ecole, notamment en fixant le périmètre de compétences des sous directions et des départements. Il représente l’établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile. Il est ordonnateur des recettes et des dépenses.
Xavier Ronsin est directeur de l’Ecole Nationale de la Magistrature depuis le 17 février 2012.
Issu de la promotion 1980 A de l’ENM, il entretient, tout au long de sa carrière des liens réguliers avec l’Ecole au travers de missions telles que directeur de centres de stage, magistrat délégué à la formation et membre du conseil d’administration.
Son ancrage profond dans la juridiction caractérise son parcours professionnel : Xavier Ronsin a été successivement juge d’instruction à Lorient (1982 à 1988), premier juge d’instruction à Chartres (1989 à 1990), procureur de la République à Roanne (1991 à 1994), substitut général à Angers (1994 à 2002) et avocat général à Rennes (2004 à 2008), en charge notamment de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) en matière de criminalité organisée et de délinquance économique et financière.
De plus, il a exercé les fonctions de chef de service, adjoint au directeur de l’administration pénitentiaire (2002 à 2004). Membre en 2001 puis en 2007 des comités d'orientation de la loi pénitentiaire mis en place auprès du Garde des sceaux, il est également devenu en 2003 expert auprès du Conseil de l’Europe et à ce titre membre du comité pénologique. Il est l’un des rédacteurs des « règles pénitentiaires européennes » adoptées en janvier 2006 par le comité des ministres de la Justice des 47 pays du conseil de l’Europe.
Il confirme cet engagement européen en représentant la France au sein du Comité européen pour la prévention de la torture et des traitements inhumains et dégradants et en participant à diverses missions d’inspection des lieux de privations de liberté à l’étranger. En 2009, il devient membre de la commission nationale consultative des droits de l’Homme.