Le constat : La maîtrise des langues, et plus particulièrement de l’anglais, est devenue indispensable à l’exercice des fonctions de magistrat. Les liens directs entre magistrats européens sont de plus en plus fréquents. L’Ecole a amplifié très notablement sa politique de développement de l’apprentissage des langues avec la création du département des langues et civilisations et la mise en place d’une majeure internationale (16 auditeurs) qui bénéficie d’un doublement des heures de langues (6 heures hebdomadaires au lieu de trois) et du stage avocat d’un mois à l’étranger. Les besoins de formation en langue des magistrats restent très importants. Peu d’entre eux peuvent s’exprimer en langues étrangères dans des réunions internationales ou échanger avec des homologues étrangers. La formation en langues en université de droit n’est souvent pas considérée comme prioritaire par les étudiants qui envisagent de préparer le concours de la magistrature. Dès lors, les acquis du secondaire s’étiolent et sont le seul bagage des magistrats.
Objectif : Permettre aux magistrats de s’exprimer avec aisance en anglais juridique.
Propositions :
La politique des langues étrangères à l’Ecole sera renforcée. Compte tenu des besoins spécifiques, elle se concentrera sur l’anglais qui est devenu, de facto, la langue des échanges internationaux en matière juridique, mais les autres langues seront prises en compte. Le renforcement de cette politique comprendra notamment :
• Le relèvement du coefficient de l’épreuve de langues au concours et l’institution d’une épreuve de seconde langue optionnelle ;
• Le doublement des places offertes en majeure internationale ;
• La poursuite pendant le stage juridictionnel de la formation sous forme de formation en ligne ;
• Le renforcement de l’offre de formation continue par la mise en place de stages intensifs supplémentaires ainsi que par des sessions de pratiques professionnelles en langues étrangères ;
• L’exigence d’un niveau minimum requis en fin de formation sanctionné par un test ;
• Enfin, le recours à l’enseignement en ligne sera favorisé dans le cadre de la formation continue, dans un premier temps en liaison avec le ministère des affaires étrangères, puis par une proposition interne de l’Ecole.