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> Quelle réforme de l'Ecole nationale de la magistrature ?
J’ai tout à fait conscience que la réforme de l’Ecole soulève des interrogations qui sont inhérentes à toute évolution. Je souhaite pouvoir y répondre et envisage d’ailleurs d’aller avec l’équipe de direction qui m’entoure à la rencontre des magistrats dans les cours d’appel durant cette année pour informer et échanger sur cette réforme qui nous concerne tous.



Sans attendre, nous avons déjà été questionnés sur des points de la réforme qui méritent davantage d’explications.


Voici donc des réponses aux questions qui nous ont été le plus souvent posées.

Jean François Thony
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Pourquoi une réforme ?

Comment s’élabore la réforme ?

Quelles ont été, et quelles seront, les consultations ?

Quel est le délai de mise en œuvre de la réforme annoncée ?

N’est-on pas en train de dénaturer ce qui a fait la qualité et la réputation de l’Ecole ?

Pourquoi un spécialiste du recrutement dans le jury ?
Le passage à un cycle préparatoire au second concours d’accès par correspondance ne va-t-il pas priver des fonctionnaires d’une chance d’accéder à l’Ecole ?

La réforme des concours d’accès pour la session 2009 donnera-t-elle le temps aux candidats de se préparer utilement ?

Les publicistes et les étudiants de science politique pourront-ils toujours passer et réussir le concours d’accès ?

Les épreuves du concours seront-elles substantiellement modifiées, notamment la culture générale ou la note de synthèse ?

Le test de personnalité sera-t-il éliminatoire ?

Quelles seront les valeurs éthiques qui serviront de référence aux jurys du concours d’accès et de l’examen de classement ?

Le principal recrutement est-il toujours le concours républicain ?
Un corps enseignant permanent de magistrats sera-t-il conservé ?

N’existe-t-il pas un risque de « filiarisation » du corps ? Les enseignements fonctionnels seront-ils encore dispensés durant la période d’études ?

Les auditeurs de justice ne seront-ils pas moins bons lors de leur arrivée en stage juridictionnel qu’actuellement ?

Le stage juridictionnel permettra-t-il aux auditeurs de justice de passer dans chaque fonction ?

La durée du stage sera-t-telle suffisante pour détecter des insuffisances : permettra-t-elle de donner au jury de l’examen de classement suffisamment d’éléments pour pouvoir étayer valablement une éventuelle recommandation fonctionnelle restrictive ?

Quid de l’auditeur en difficulté, n’aura-t-il plus la chance de se rattraper ou de progresser ?

Le nouveau séquençage de la scolarité ne conduira-t-elle pas les auditeurs de justice à devoir déménager plus souvent ?

Les conditions financières des auditeurs de justice seront-elles améliorées ?

Quelle forme prendra le nouveau stage extérieur ?

Quel statut aura le tuteur en charge du magistrat débutant?
Comment mettre en œuvre le stage changement de fonction ?

Quel sera le statut des MDF ?

Comment mobiliser les magistrats sur les formations longues de spécialisation ?
Pourquoi effectuer un stage à l’étranger et à la fin de la scolarité ?

Est-il utile de renforcer l’enseignement des langues au détriment des enseignements fonctionnels ? Est-ce une nécessité de privilégier l’international ?

Pourquoi seulement l’anglais au concours ?

Pourquoi le Juge français a-t-il besoin de connaître le droit communautaire et le droit international ?

A quoi peuvent servir les échanges avec l’étranger ?

L’Ecole Nationale de la magistrature a-t-elle un rôle à jouer à l’international ?