Reconversion : rentrée à l’ENM de 34 candidats à l’intégration directe

Ce lundi 30 septembre, 34 professionnels recrutés sur dossier (articles 22 et 23) débutent leur formation. Ils suivront un mois d’enseignements à l’École nationale de la magistrature avant d’effectuer un stage probatoire de 6 mois en juridiction, puis un stage préalable à leur prise de fonction de 5 mois s’ils sont déclarés aptes à exercer le métier de magistrat.

Cette nouvelle promotion compte 34 professionnels issus des secteurs public et privé, notamment 14 avocats, 4 juristes, 3 policiers et gendarmes, 2 magistrats exerçant à titre temporaire, 2 assistants spécialisés, 1 greffier, 1 directeur des services de greffe judiciaires et 1 huissier. Elle est composée de 23 femmes et 11 hommes.

Parcours d’e-formation, enseignements à l’ENM et stages

Depuis fin 2017, les professionnels en reconversion recrutés au titre des articles 22 et 23 de l’ordonnance statutaire de la magistrature bénéficient d’un mois de formation à l’ENM, notamment rythmé par des enseignements dédiés à la méthodologie du jugement civil et aux différentes fonctions de magistrat (juge aux affaires familiales, parquet, siège pénal, juge de l’application des peines, juge d’instruction, juge des libertés et de la détention), des simulations d’audiences correctionnelles ou encore des cas pratiques pour aborder l’éthique et la déontologie du magistrat.

En amont de leur arrivée à l’ENM, des parcours d’e-formation sur le jugement civil, l’audience correctionnelle et les affaires familiales, mis à jour au regard des dispositions nouvelles de la loi de programmation de la justice, leur permettent de réviser les fondamentaux nécessaires pour réaliser les exercices pratiques à l’ENM et pour aborder plus sereinement leur stage probatoire.

Enfin, un accompagnement professionnel personnalisé par un coach certifié sélectionné par l’École leur est proposé durant la formation, pour faciliter leur changement d’identité professionnelle au regard d’un calendrier pédagogique contraint.

À l’issue de leur stage en juridiction probatoire de 6 mois, c’est la commission d’avancement – à l’origine de ces recrutements hors concours – qui statue sur leur intégration définitive au sein de la magistrature.