Rencontre avec Martine de Boisdeffre, doyenne du pôle Humanités judiciaires

Martine de Boisdeffre, présidente de la section du rapport et des études du Conseil d’État, présidente du comité d’histoire du Conseil d’État et de la juridiction administrative, du conseil d’administration de l’Institution nationale des Invalides, membre du conseil d’administration de la Fondation Charles de Gaulle et membre du Conseil scientifique de la Mission de recherche Droit et Justice, a été désignée doyenne des enseignements du pôle Humanités judicaires de l’ENM en janvier dernier. Dans l’entretien vidéo qu’elle nous a accordé, elle évoque son nouveau rôle au sein de l’École, mais aussi l’importance des enseignements dédiés à l’éthique et à la déontologie dans la formation des magistrats.

Objectifs du pôle Humanités judiciaires de l’ENM

Les enseignements du pôle Humanités judiciaires doivent favoriser la réflexion des auditeurs de justice et des magistrats sur les obligations imposées par l'exercice de leur fonction, et leur apporter des éléments de culture judiciaire.

À la croisée de la philosophie et du droit, le programme pédagogique de ce pôle, décliné en formation initiale en conférences et ateliers d’échanges, notamment avec des magistrats en exercice et des avocats, repose l'étude des valeurs éthiques et des règles déontologiques qui fondent la confiance en l'institution judiciaire, et qui sont présentes à chaque instant de la carrière du magistrat, ainsi que sur la place du juge et l’office du magistrat dans la société. Il vise également une connaissance des droits de l’homme théorique et technique.

Doyen des enseignements : un rôle de conseil

Le rôle des doyens de chacun des 8 pôles de formation de l’École consiste notamment à conseiller les coordonnateurs de formation (initiale et continue) sur les modalités de mise en œuvre des objectifs pédagogiques de l’ENM et à assister aux réunions annuelles de bilan de pôle.