Catherine Bottin-Vaillant : major du concours complémentaire 2016
Publié le 05 janvier 2017

Catherine Bottin-Vaillant, avocate au barreau de Lyon depuis 14 ans, a été reçue major au concours complémentaire du second grade 2016 de l’ENM. Elle revient sur cette réussite et ses motivations.
Pourquoi avez-vous décidé de vous reconvertir dans la magistrature ?
« Être avocat, c’est être l’interprète d’autrui : vous portez sa parole, vous l’inscrivez dans un cadre juridique. De ce fait, vous agissez pour la défense d’un intérêt particulier. Or, j’avais envie d’inscrire mon action dans un cadre plus général, d’être au service non d’une personne mais d’un intérêt commun. Les événements récents montrent à quel point savoir vivre ensemble est indispensable et pourtant, aussi, combien cela s’avère parfois difficile. En réglant les litiges, en sanctionnant les comportements répréhensibles et en veillant au respect des libertés, le magistrat est l’un des acteurs qui permet le maintien d’un équilibre global au sein de la société. J’avais envie, à ma modeste échelle, de participer à cela. »
Quels aspects du métier de magistrat vous ont encouragé à choisir cette reconversion ?
« En premier lieu, je dirais que la variété des situations abordées par le magistrat - qui vont des plus simples aux plus complexes et peuvent balayer des champs très différents du droit - est un élément très stimulant du métier. J’apprécie également le fait que ce dernier permette des échanges nourris entre magistrats mais également avec d’autres professionnels qui interviennent dans le domaine judiciaire. Il s’agit d’un métier tourné vers les autres. »
Comment avez-vous préparé le concours ?
« Mes années étudiantes étant assez lointaines, il m’était nécessaire d’avoir un appui extérieur pour m’aider à me réapproprier la méthodologie des différentes épreuves. Je me suis donc inscrite à une préparation publique qui dispensait des cours à distance et offrait la possibilité de faire des examens blancs, ce qui me semble indispensable pour réussir le jour J. En outre, plutôt que de tout apprendre, j’ai privilégié le fait de comprendre les grandes séquences de raisonnement qui traversent telle ou telle question et de les schématiser par écrit. Cela m’a beaucoup aidé à retenir les lignes fortes de chaque matière. »
Finalement, que représente pour vous le fait d’être major de votre promotion ?
« Passé le moment de surprise, j’étais naturellement très heureuse. Mais, pour tout dire, je suis surtout impatiente de rejoindre l’École et d’entrer « dans le vif du sujet ». »