Ancienne avocate et directrice juridique, elle est major du concours complémentaire 2021

Après 20 ans de carrière en tant qu’avocate en droit financier puis directrice juridique et ressources humaines au sein d’une PME, Coralie a été reçue major au concours complémentaire 2021 de l’ENM. Elle nous raconte son parcours de reconversion et ses motivations pour rejoindre la magistrature.
Les inscriptions à la session 2022 sont ouvertes jusqu'au 8 octobre. Ce concours d’adresse aux professionnels de 35 ans ou plus, bénéficiant d'au moins 7 ans d'activité dans les domaines juridique, administratif, économique ou social, les qualifiant particulièrement pour exercer des fonctions judiciaires.

Quel a été votre parcours professionnel avant de passer le concours de l’ENM ?

« J'ai tout d'abord exercé en tant qu'avocate en droit financier pendant 8 ans à Paris au sein d’un cabinet d’avocats international, puis au sein du bureau parisien d’un cabinet anglais. Cette expérience a été très formatrice et m'a permis d'apprendre mon métier auprès d’excellents praticiens experts dans leur domaine.

J'ai ensuite été pendant près de 12 ans directrice juridique et ressources humaines d'une PME bretonne qui développe des projets de grande envergure dans le domaine des énergies renouvelables. Je suis alors passée d’un exercice très spécialisé du droit en tant qu’avocate d’affaires à une pratique beaucoup plus généraliste. Ces 12 années en entreprise m’ont permis de développer une réelle capacité d’adaptation à tous types de sujets juridiques et d’interlocuteurs ainsi qu’une grande polyvalence, mon champ d’intervention s’étendant à de nombreux domaines du droit. »

Pourquoi avez-vous décidé de vous reconvertir dans la magistrature ?

« Le métier de magistrat m’attire depuis mes études de droit, mais ma jeunesse et mon manque d’expérience m’avaient semblé être à l’époque, peut-être à tort, des freins pour exercer de telles responsabilités.
En tant que directrice juridique, j’ai découvert le contentieux judiciaire en assurant le pilotage et le suivi des litiges de l’entreprise. Cela m’a passionnée et a ravivé mon envie d’être magistrate.

Forte d’une expérience professionnelle de presque 20 ans, je me sentais armée pour exercer ces fonctions. J’ai également échangé avec des magistrats issus du concours complémentaire, ce qui m’a confortée dans ma décision de reconversion professionnelle. »

Comment avez-vous préparé le concours en parallèle de votre activité professionnelle ?

« Pendant plusieurs mois, j’ai travaillé chaque jour à la préparation du concours, ne serait-ce qu’en lisant la presse et l’actualité juridique.

Je me suis inscrite à la préparation de l’IEJ de l’université de Paris 1 – Panthéon Sorbonne, dont les conférences ont lieu le soir et le week-end et sont donc adaptées aux professionnels. Les sessions d’entraînement aux écrits, qui avaient lieu la plupart du temps pendant les vacances scolaires, ont été très importantes pour ma préparation au concours, même s’il est parfois difficile de les concilier avec la vie professionnelle et familiale (j’ai 3 enfants). J’ai quitté mon entreprise avant les épreuves écrites et j’ai pu ainsi me consacrer entièrement à la préparation du concours.

Après les épreuves écrites, j’ai pris quelques jours de repos avant de me lancer dans la préparation des oraux, qui a été très intensive. J’ai passé deux séries d’oraux blancs avec la prépa, ce qui m’a beaucoup aidée pour la gestion du stress et du temps.

Avant les oraux, j’ai enfin eu la chance de faire un stage au tribunal judiciaire de Lorient au cours duquel j’ai assisté à de nombreuses audiences, civiles et pénales, et également au traitement en temps réel des procédures par le parquet que j’ai trouvé passionnant. Ce stage m’a permis d’avoir une vision plus concrète du travail de la justice et a renforcé ma détermination à devenir magistrat. »

concours complémentaire 2022

Inscription jusqu'au 8 octobre