Les juristes assistants désormais formés par l’ENM

Ce 30 septembre, l’ENM accueille les nouveaux juristes assistants, à Paris, pour marquer leur entrée dans la communauté judiciaire, les former sur les grands principes de fonctionnement de la justice et des juridictions, et les accompagner dans l’appréhension de leur nouvel environnement de travail. L’École assurera désormais leur formation, comme elle assure déjà celle d’autres collaborateurs de justice et des juges non professionnels, qui tous concourent à l’œuvre de justice.

AdobeStock©
AdobeStock©

Le juriste assistant, membre de l’équipe juridictionnelle

Le statut de juriste assistant a été institué auprès des juridictions, par la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle du 18 novembre 2016.

« Au sein de l’équipe autour des magistrats, la mission principale du juriste assistant est d’appuyer le magistrat dans l’élaboration de sa prise de décision, en contribuant à l’analyse juridique de dossiers complexes », a indiqué Nathalie Roret, directrice de l’ENM, lors de son discours d’ouverture de cette journée d’accueil. « La grande qualité du parcours des juristes assistants, de leurs expériences et de leurs savoirs est et sera incontestablement un atout pour la justice », a-t-elle ajouté.

Le champ d’intervention des missions qui leur sont confiées peut être très large, et toucher tous les domaines d’exercice juridictionnel, au civil comme au pénal, en 1ère instance comme en appel, ces fonctions pouvant même être exercées auprès des magistrats de la Cour de cassation.

En savoir plus : www.lajusticerecrute.fr.

Une nouvelle mission pour l’ENM



Journée d’accueil des juristes assistants le 30 septembre
Journée d’accueil des juristes assistants le 30 septembre

Comment appréhender le monde judiciaire devenu leur nouvel environnement de travail ? Comment cerner leur place au sein de celui-ci, comprendre leur rôle et adopter la posture adéquate ? Comment acquérir et maîtriser les techniques professionnelles propres au métier du magistrat avec lequel ils collaborent ? Ce sont les défis que les 194 (151 femmes et 43 hommes) juristes assistants nouvellement nommés doivent relever, accompagnés par l’ENM, notamment dans les premiers mois de leur prise de fonction.

Pour l’ensemble des 901 juristes assistants en fonction au 1er septembre 2022, l’École a également conçu un espace numérique dédié qui regroupera de nombreuses ressources documentaires : cours interactifs, interviews, fiches pratiques, articles en ligne ou encore cartes mentales autour des grandes thématiques suivantes : « Organisation judiciaire et fonctionnement de l’institution judiciaire » ; « Posture et rôle du juriste assistant » et « Techniques professionnelles » (méthodologie de rédaction des décisions : jugement et arrêt, rédaction des projets de réquisitoires définitifs, préparation des rapports d’audience).

Cette mission de formation est confiée à l’ENM en vertu de l’article R.123-38 du Code de l’organisation judiciaire. « L’École a su démontrer par le passé sa capacité d’adaptation de son offre de formation aux évolutions de la justice comme à de nouveaux publics. Aussi, à l’heure où les réflexions sont nombreuses sur l’instauration d’une véritable communauté de travail autour, ou plutôt, avec le magistrat, en insufflant également une nouvelle culture de travail, accueillir les juristes assistants au sein de l’ENM prend tout son sens », estime Raphaëlle Silvy-Leligois, sous-directrice et cheffe du département des formations professionnelles spécialisées de l’ENM.

Former les juges non professionnels et les collaborateurs de justice

En outre, l’ENM assure la formation des juges consulaires, des magistrats à titre temporaire, des conseillers prud’hommes, des assesseurs des pôles sociaux, ainsi que celle des collaborateurs de justice, que sont les délégués du procureur de la République, les conciliateurs de justice et les experts judiciaires en charge de l’expertise des actes de terrorisme. En 2021, cela représente 7 publics et 10 600 personne formées.

À partir du 1er janvier 2023, l’École formera également les avocats honoraires désignés pour exercer des fonctions d’assesseur au sein des cours criminelles départementales.