
« Parler de traite des êtres humains est un symbole fort, pour les auteurs comme les victimes »
Que recouvre la qualification de « traite des êtres humains » et quels en sont les nouveaux enjeux ? Rencontre avec Alice Mazière, magistrate, chargée de mission Lutte contre la traite des êtres humains au sein de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof), qui intervenait devant de futurs magistrats du parquet le 28 mai dernier, à quelques semaines de leur prise de poste.

« De plus en plus de mineurs sont mis en examen pour une infraction terroriste »
Depuis les attentats de 2015, huit lois ont permis la construction d’un cadre légal de détection et de traitement du terrorisme, dont la création du parquet national antiterroriste – le PNAT – en juillet 2019. Sept ans plus tard, Olivier Christen, procureur de la République antiterroriste à la tête du PNAT, a présenté les nouveaux enjeux auquel il est confronté à l’occasion d’une de ses interventions, le 4 juin dernier devant les futurs magistrats de la promotion 2024 – Renaud Van Ruymbeke.
Dans cet entretien, il évoque notamment les actions violentes préparées par des individus sans lien direct avec les organisations terroristes, la création d’une section des mineurs au sein du PNAT en 2025, ou encore le suivi des mineurs de retour de zone d’opération de groupements terroristes.